de la stratégie dans le IAIDO

Les trois méthodes de prendre l’initiative d’après Miyamoto MUSASASHI:

1- La première consiste à le devancer en attaquant KEN NO SEN (mise en place)

2-La deuxième consiste à anticiper au moment où il attaque. TAI NO SEN( initiative d’attente)

3- La troisième consiste à attaquer en même temps que l’ennemi. TAI TAI NO SEN (initiative mutuelle)

Lors que vous décidez d’attaquer , demeurez calme et foncez vite devançant l’ennemi.
MAIS surtout avançez avec l’esprit fort, d’abord avec le KOKORO et le TAI.

Quand l’ennemi attaque , demeurez calme mais feignez la faiblesse. Attaquez au dernier moment avec un TAI SABAKI d’à propos.

Enfin, quand l’ennemi attaque rapidement, parez avec force et calme visant son point faible dans la contre attaque.

** DO_JO**

Le dojo, un espace sacré
Le Dojo est le lieu d’une pratique. Plus que cela, il est l’union d’un homme avec tout une histoire, une philosophie.
Au pays du soleil levant, la vie est réglée à partir de concepts très approfondis de la spiritualité qui prennent racine dans la religion Shintoïste, bouddhiste et parfois même, animiste. D’ailleurs, il est souvent dit qu’un japonais naît animiste, vit shintoïste et meurt bouddhiste… Le centre de gravité de la vie japonaise est souvent un lieu. Les maisons en bois, les jardins et l’homme ont leurs centres bien identifiés. Pour l’être humain, le centre de gravité (le Hara) de son univers est son ventre, plus exactement trois doigts sous le nombril qui s’appelle l’océan d’énergie.
Et l’univers de l’homme, comme les astres autour du soleil, s’articule à partir de ce point. Le centre de gravité des pratiques spirituelles telles que les arts martiaux, la calligraphie, la cérémonie de thé,
Le Dojo est l’un de ces lieux gravitationaire. Do veut dire la voie, Jo veut dire l’endroit où l’on pratique une activité spirituelle ; ce qui exprime parfaitement que le centre est un lieu de pratique de « quelque chose »! Cette pratique peut être la calligraphie ou… l’art de dégainer le sabre. Voilà le mot magique est découvert aux yeux émerveillés des occidentaux.
Pour le japonais, le dojo est un lieu sacré où souvent il règne une atmosphère de chapelle au couché du soleil. C’est un lieu où le bois qui constitue le plancher est patiné par des siècles de pratiques sur lequel les pieds refroidis des pratiquants glissent, se déplacent cependant que le plancher bouge pour épouser complètement en harmonie recherchée, le mouvement du corps qui y déambule.
Le plancher du Dojo est parfois mal traité. Dans le Kendo, on ressent un affolement du vieux bois grâce ou à cause des mouvements rapides et saccadés en même temps qu’un amour cosmique lie le pratiquant au centre, à travers ses mouvements comme un fluide imperceptible alors que naît une harmonie totale entre la terre et le ciel. Le pratiquant étant le trait d’union de cette communion. Seul peut arriver seulement dans un Dojo !
Un lieu espace de dialogue.
Le Dojo est un lieu d’échange entre les adeptes, les dieux, le maître. Ce centre les relie les uns aux autres car le temple intérieur (par extension au Dojo) de chacun est représenté dans un vrai Dojo où le maître incarne des milliers d’années d’enseignement.
La mémoire de ces années est accumulée dans les murs, sur le plancher, au Kamiza comme un trésor visible mais impossible à atteindre uniquement par une présence physique. Il faut pouvoir être en relation intime avec ce passé, avec l’histoire que les objets racontent, tel un sabre du 13 ème siècle, tel un bol à thé du 12 ème, telle une calligraphie du 15 ème d’un maître. Etre dans un Dojo est un privilège que seuls les initiés peuvent avoir. Atteindre ce lieu sacré, c’est déjà porter un Dojo en soi.
Atteindre le centre de soi-même c’est dépasser son ego, c’est couper avec lui, c’est une pratique particulière dans un lieu particulier. La pratique de la voie est celle de tuer un peu son ego. Cela suppose aussi que l’on accède au Dojo par un chemin tortueux, difficile et rude… La recherche de sa propre vérité dans un Dojo est une démarche compliquée car rien ne scintille dans ce lieu, pas de richesses, ni même une statue en or ! Un lieu simple, dépouillé où il fait souvent froid.
@franck cengizalp

maître-sensei -professeur

Un enseignant c’est celui qui connaît la technique et la pédagogie pour enseigner une discipline ,
Un sensei c’est l’enseignant + un transmetteur de savoir avec humour et sincérité surtout générosité et coeur pour ses élèves
Un Maître c’est l’enseignant+ Sensei + celui qui guide sur la voie sans tenir par la main de son élève , mais qui lui permet qu’il regarde par dessus de son épaule pour savoir où il va ; pour le suivre…respect, sincérité, amitié profonde, prévenance, disponibilité.. sont les qualités nécessaires pour ce voyage.
Le Maître est celui qui a résolu le problème d’ego car il n’a plus peur de mourir…. à suivre

Takkesa Ge

Takkesa Ge – Sutra del kesa

Dai sai geda puku
Muso fukuden e
Hi bu nyorai kyo
Kodo sho shu jo
Vestidura de la Gran Liberación
Kesa del campo de la felicidad ilimitada
Recibo con fe la enseñanza del Buda
Para ayudar ampliamente a todos los seres sensibles

Mu

« Quelle est la vérité sacrée du bouddhisme ?
« Kakunen musho, un vide infini et rien de sacré. »

Kakunen, le vide infini, l’ultime réalité, est au-delà de toute saisie possible, au-delà du sacré et du profane.

Maître Joshu répondait plus sobrement : « mu ».

Les Quatre Nobles Vérités

La vie est dukkha (1)
La cause de dukkha est l’ignorance qui occasionne avidité et haine.
La cessation de dukkha est possible: c’est la paix ou nirvana réalisée
lorsque l’ignorance, l’avidité et la haine cessent de nous diriger.
Il y a une voie pour y parvenir qui comporte huit aspects:
compréhension juste, pensée juste, parole juste, action juste,
mode de vie juste, effort juste, attention juste et méditation juste.

(1) Traduit généralement par souffrance

Kannon Gyô

1
Kannon gyô – Myôhôrengekyô Kanzeon bosatsu fumonbon ge
Se son myô sô gu / Ga kon jû mon pi / Busshi ga in nen / Myô i kan ze on / Gu soku myô sô
son / Ge tô mu jin ni / Nyo chô kan non gyô / Zen nô sho hô sho / Gu zei jin nyo kai / Ryakkô
fu shi gi / Ji ta sen noku butsu / Hotsu dai shô jô gan / Ga i nyo ryaku setsu / Mon myô gyû
ken shin / Shin nen fu kû ka / Nô metsu sho u ku / Ke shi kô gai i / Sui raku dai ka kyô / Nen
pi kan non riki / Ka kyô hen jô chi / Waku hyô ru ko kai / Ryû gyo / sho ki nan / Nen pi kan
non riki / Ha rô fu nô motsu / Waku zai shu mi bu / I nin sho sui da / Nen pi kan non riki /
Nyo nichi ko kû jû / Waku hi aku nin chiku / Da raku kon gô sen / Nen pi kan non riki / Fu nô
son ichi mô / Waku chi on zoku nyô / Kaku shû tô ka gai / Nen pi kan non riki / Gen soku ki ji
shin / Waku sô ô nan ku / Rin gyô yoku ju shû / Nen pi kan non riki / Tô jin dan dan e / Waku
shû kin ka sa / Shu soku hi chû kai / Nen pi kan non riki / Shaku nen toku ge da / Shû so sho
doku yaku / Sho yoku gai shin sha / Nen pi kan non riki / Gen jaku o hon nin / Waku gû aku
ra setsu / Doku ryû sho ki tô / Nen pi kan non riki / Ji shippu kan gai / Nyaku aku jû i nyô / Ri
ge sô ka fu / Nen pi kan non riki / Shissô mu hen pô / Gan ja gyû butsu katsu / Ke doku en ka
nen / Nen pi kan non riki / Jin shô ji e ko / Un rai ku sei den / Gô baku ju dai u / Nen pi kan
non riki / Ô ji toku shô san / Shu jô hi kon yaku / Mu ryô ku hisshin / Kan non myô chi riki /
Nô gu se ken ku / Gu soku jin zû riki / Kô shu chi hô ben / Jippô sho koku do / Mu setsu fu
gen shin / Shu ju sho aku shu / Ji goku ki chiku shô / Shô rô byô shi ku / I zen shitsu ryô
metsu / Shin kan shô jô kan / Kô dai chi e kan / Hi kan gyû ji kan / Jô gan jô sen gô / Mu ku
shô jô kô / E nichi ha sho an / Nô buku sai fû ka / Fu myô shô se ken / Hi tai kai rai shin / Ji i
myô dai un / Ju kan ro hô u / Metsu jo bon nô en / Jô sho kyô kan sho / Fu i gun jin chû / Nen
pi kan non riki / Shû on shittai san / Myô on kan ze on / Bon non kai chô on / Shô hi se ken
non / Ze ko shu jô nen / Nen nen mosshô gi / Kan ze on jô shô / O ku nô shi yaku / Nô i sa e
ko / Gu issai ku doku / Ji gen ji shu jô / Fuku ju kai mu ryô / Ze ko ô chô rai
Ni ji. Ji ji bo sa. Soku jû za ki. Zen byaku butsu gon. Se son. Nyaku u shu jô. Mon ze kan ze
on bo sa hon. Ji zai shi gô. Fu mon ji gen. Jin zû riki sha. Tô chi ze nin. Ku doku fu shô.
Bussetsu ze fu mon hon ji. Shu chû hachi man shi sen shu jô. Kai hotsu mu tô dô a noku ta ra
san myaku san bo dai shin.

2
Myôhôrengekyô Kanzeon bosatsu fumonbon ge
Kannon gyô
Sutra de Kannon
« Ô Vénéré du monde, pourvu des marques merveilleuses, voici maintenant une question
importante. En raison de quelles conditions appelle-t-on ce fils de bouddha : ‘Contemplant
Attentif aux Appels du Monde’ ? »
Le Très Vénéré pourvu des marques merveilleuses répondit en ces vers au Bodhisattva
Aksayamatir « Sapience de l’Impérissable » :
« Suivez bien la pratique du Contemplant Attentif aux Appels du Monde.
Son voeu immense de répondre par le bien dans toutes les directions
Est profond comme l’océan.
Pendant des éons inimaginables,
Il a suivi un nombre incommensurable de Bouddhas.
Il a fait voeu de pureté suprême
Que je vais vous exposer brièvement ici.
Entendre son nom, voir son corps et garder le souvenir de lui à l’esprit,
Ne sont pas actions vaines.
Il peut éteindre les souffrances de tous les êtres.
Seriez-vous poussé dans une fournaise par un être à l’esprit malfaisant
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et cette fournaise sera bain bienfaisant.
Ou bien, seriez-vous à la dérive sur le vaste océan
Et menacé par dragons, poissons et démons,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et les vagues ne pourront pas vous faire sombrer.
Ou bien, seriez-vous précipité du sommet du Mont Sumeru,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et vous demeurerez suspendu dans l’espace comme le soleil .
Ou bien, un homme mauvais vous pourchasserait-il
Pour vous faire déchoir du Mont du Diamant,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et ce mauvais ne pourra vous toucher un seul cheveu.
Ou bien, ce qui vous est cher serait-il cerné par des bandits
Montant à l’assaut armés chacun d’un sabre,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et tous seront immédiatement bienveillants.
Ou bien, seriez-vous persécuté par un roi
3
Et condamné à être exécuté et à voir s’achever votre vie,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et la lame du glaive se brisera.
Ou bien, seriez-vous emprisonné et enchaîné
Mains et pieds liés par des fers,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et vous obtiendrez votre libération sans l’ombre d’un doute.
Quelqu’un voudrait-il porter atteinte à votre corps
Par des magies ou des poisons,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et ces maléfices se retourneront contre leur auteur.
Ou bien, auriez-vous affaire à des vampires,
Des dragons venimeux, des diables, et autres pareils,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et à ce moment ils ne pourront pas vous faire de mal du tout.
Si vous deviez être encerclé de bêtes féroces,
Armées de dents et de griffes effrayantes,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et elles se disperseront à perte de vue.
Quant aux vipères, frelons ou scorpions
Crachant venin, fumée ou flammes,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et ils s’éloigneront d’eux-mêmes au son de votre voix.
Dans les nuages, les roulements du tonnerre et les éclairs paralysants,
Les tempêtes de grêle, les déluges torrentiels,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et ils se dissiperont dans le moment.
Tous les êtres chargés de malheurs,
Et souffrant d’innombrables besoins dans leur corps,
Par la force de la miraculeuse omniscience du Contemplant Attentif aux Appels,
Pourront se sauver des souffrances de ce bas monde.
Par ses pouvoirs surnaturels qui lui permettent tout,
Il utilise son immense sapience
Dans toutes les terres et tous les pays des dix directions :
Il n’est pas un lieu où il ne se manifeste physiquement.
Toutes les sortes de mauvaises inclinations,
Toutes les persécutions démoniaques et bestialités,
Toutes les souffrances de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort,
Il les mène successivement à complète extinction.
Ô Contemplant au regard vrai, au regard pur,
Au regard empreint de vaste et grande sagesse,
Au regard compatissant, au regard généreux ;
Toujours prié, toujours révéré.
Que ton soleil de sagesse à l’éclat pur de toute souillure déchire les ténèbres,
4
Qu’il soumette le vent et le feu du malheur,
Que sa clarté universelle illumine le monde.
Que le grondement du tonnerre de la moralité de ta conduite née de ta pitié,
Et le grand et merveilleux nuage de ta charité
Déversent la pluie du nectar de la Bonne Loi
Qui éteint les flammes des passions !
Qu’il suffise que l’innocent accusé devant une Cour
Ou effrayé au milieu d’un champ de bataille,
Pense au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Pour voir la multitude de ses ennemis se retirer en débandade.
La voix merveilleuse du Contemplant Attentif aux Appels du Monde
C’est la voix pure à nulle autre pareille du Tel-quel Advenu :
La voix d’un océan couvrant les rumeurs de ce bas monde.
C’est pourquoi il faut l’avoir à l’esprit en tous temps,
Y penser constamment et ne pas donner naissance au doute.
Le pur et saint Contemplant Attentif aux Appels du Monde,
Océan incommensurable de bonheurs cumulés,
Pourvu de tous les mérites,
Sur lequel on peut compter dans le malheur,
La douleur, la maladie et la mort,
Considère tous les êtres vivants de son oeil bienveillant.
Voilà pourquoi l’on doit lui rendre hommage en s’inclinant profondément. »
A cet instant, le Bodhisattva Dharanimdhara « Porteur de la Terre » se leva prestement de son
siège, et dit au Bouddha en s’avançant : « Ô Honoré du monde, s’il est des êtres vivants qui
entendent cet exposé sur le Contemplant Attentif aux Appels du Monde, et qui, grâce à ce
pouvoir merveilleux, actualisent par eux-mêmes la Bonne Loi universelle, qu’il soit alors su
que les mérites de ces hommes ne sont pas minces. »
Or, pendant que le Bouddha prêchait cette Bonne Loi universelle à la foule, une multitude des
êtres vivants donna libre cours à l’inégalable aspiration à l’accomplissement spirituel sans
pareil fruit du suprême recueillement pur et nu.
Traduit du Sino-japonais par le maître zen Kengan D. Robert